Jean-Pierre BOBICHON

Publié le 25 septembre 2017 • Mis à jour le 26 septembre 2017

Jean-Pierre Bobichon (dit "la bobiche" en interne) se définit lui-même comme un autodidacte "formé intellectuellement à l’école de la Vie" : celle de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) d’abord puis celle de la Confédération Française Démocratique du Travail (CFDT).

De sa première formation en alternance au métier de typographe à son statut d’administrateur principal auprès de la Commission européenne, Jean-Pierre n’a en effet cessé de militer et se former, notamment à l’Ecole Nationale Ouvrière (ENO) CFDT où il nous dit avoir acquis "réflexion et rigueur sur les aspects économiques, sociaux, européens et internationaux".

Recruté le 1er mai 1974 en tant que permanent auprès de l’Union Départementale CFDT de Paris, il accède au poste de secrétaire général en 1976, puis prend la responsabilité du secrétariat général de l’Union Régionale d’Ile de France CFDT en 1978. Il est alors membre du Bureau national sous la direction d’Edmond Maire.

Dès août 1980 lors des grandes grèves polonaises, il a beaucoup oeuvré aux côtés des militants de Solidarnosc ce qui lui a valu de travailler, notamment, avec L. Walesa, B. Geremek, Z.Bujak (du 5 au 12 décembre 1981). C’est lui qui conduit une délégation de la CFDT à Varsovie d’où il reviendra à Paris le samedi 12 décembre 198 alors que l’Etat de guerre est décrété en Pologne dans la nuit du 12 au 13 décembre 1981.
En 1982, il est déclaré Personnalité de l’année par la rédaction de France 3 Ile de France pour ses engagements syndicaux et sociaux.

En janvier 1986, il rejoint la Commission européenne, via le cabinet de Jacques Delors, détaché dans l’intérêt du service auprès de la Direction générale de l’information, puis de la Direction générale de l’éducation, de l’audiovisuel et de la culture, chargé de l’information syndicale et sociale, puis de la société civile. De juin à septembre 1992, il est appelé à rejoindre le bureau de représentation de la Commission européenne en France pour participer activement au développement de l’information dans le cadre de la campagne du référendum à propos de la ratification du traité de Maastricht.

Le 30 juin 2003, il quitte volontairement la Commission européenne. Sollicité par Jacques Delors, il collabore à ses côtés en rejoignant le 2 janvier 2004 l’équipe de l’Institut Jacques Delors.

Aujourd’hui, et depuis 1989, Jean-Pierre exerce encore ses responsabilités de membre fondateur du Bureau et du Conseil d’administration de l’Institut de la Protection Sociale Européenne (IPSE). Il est encore régulièrement sollicité pour son expertise sur les sujets européens, et continue d’intervenir dans des conférences ou la presse spécialisée sur les questions de l’Union européenne et notamment dans le domaine institutionnel et social.

Il est également, membre du Conseil d’administration de l’Association FIAP-Jean Monnet, et de l’Association pour le Logement des Jeunes Travailleurs (ALJT). En 2005 il participe à la création de l’Association «  Sauvons l’Europe » dont il est membre fondateur du collectif national. Enfin, il est également membre du Comité de rédaction du magazine «  Fil Bleu » à destination des adhérents retraités de la CFDT.

Voilà une bonne définition du militantisme retraité toujours très actif !