La CFDT Paris et la CFDT Santé-sociaux Paris s’inquiètent des conséquences, sur le personnel, du plan 2 (suite du plan Borloo) de développement des services à la personne.
La CFDT a œuvré au début des années 2000 pour la règlementation des métiers du maintien à domicile et la professionnalisation des structures sociales et médico-sociales. Notre action a permis d’aboutir à une refonte de la loi du 30 juin 1975 vers la loi 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale.
Il existe depuis cette date deux diplômes d’Etat : Auxiliaire de vie sociale et Technicien-ne de l’intervention sociale et familiale (TISF). La création de ces deux diplômes a permis de réglementer les professions liées au maintien à domicile. C’est une sécurité pour les bénéficiaires du service, mais aussi une valorisation de leur activité pour les salarié-e-s du secteur.
Sous couvert d’intentions certainement nobles, le plan 2 du développement des services à la personne se révèle être un danger pour les professions du maintien à domicile. En effet, nous constatons que de multiples associations (dont certaines sont subventionnées par l’Etat, la Région ou la municipalité) confondent deux activités qui ne demandent pas les mêmes compétences : le service à la personne (ménage, course, bricolage repassage etc…) et le maintien à domicile (éducation, aide aux actes essentiels de la vie, toilette, alimentation, soin de sa personne etc…).
Quelque soit l’option retenue, l’offre de ces types de service par une même personne souffre d’écueils :
Soit c’est une dévalorisation pour les salarié-e-s Auxiliaire de vie ou TISF diplômé-e-s d’Etat qui vont exercer des activités autres que celles prévues à l’origine ;
Soit c’est un danger pour les usagers qui vont voir des salarié-e-s non diplômé-e-s leur dispenser des soins demandant des compétences spécifiques, différentes de celle du service à la personne.
C’est pourquoi la CFDT Santé-Sociaux Paris et la CFDT Paris demandent aux élus d’être vigilants, notamment au niveau des associations qu’elles subventionnent dans le cadre des services à la personne.
