La CFDT prend la Présidence de la CPAM Paris

Publié le 20 décembre 2014 • Mis à jour le 3 janvier 2018

Après un intermède de présidence CGT (2009/2014), la CFDT a repris la Présidence du conseil de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de Paris. C’est Fabrice Gombert, militant CFDT qui siège au conseil de la CPAM depuis 1999, qui assurera cette lourde tâche. A ses côtés, 3 nouveaux conseillers, membres du Bureau de l’UD, ont été désignés.

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Un parcours légitimant

Le parcours de Fabrice montre son implication sur le sujet de la santé et de la protection sociale depuis plusieurs années. Salarié (depuis 1984) de la clinique médicale et pédagogique Édouard Rist, spécialité ingénierie biomédicale, Fabrice Gombert est également corédacteur de deux dictionnaires sur l’insuffisance rénale chronique.
De 2006 à 2011 il a été rapporteur national à la commission nationale de matériovigilance de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Depuis 2012, il a également un rôle d’expert auprès de la commission nationale de matériovigilance et des produits de santé de cette même agence.

Conseiller assurance maladie en 1999, délégué régional CFDT depuis 2005, il est vice-président du conseil de surveillance de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France et vice-président du Conseil Economique Social et Environnemental Régional (CESER) depuis 2013.

Questions à Fabrice Gombert

Quel est le rôle du Président du conseil de la CPAM ?

Je vois mon rôle comme un fédérateur des différentes composantes du conseil. Nous devons nous retrouver autour d’objectifs communs pour préserver notre modèle social, et ce dans l’intérêt des assurés parisiens.

Quels sont les dossiers prioritaires à la CPAM Paris ?

La situation économique très dégradée, la raréfaction des ressources doit conduire chacun au respect du juste euro dépensé.

Nous devons maîtriser au mieux l’évolution des dépenses de santé année après année, pour ramener progressivement l’assurance maladie à l’équilibre sans pour autant mettre de barrière à l’accès aux soins de tous, et prioritairement pour les plus fragiles d’entre nous.

C’est pourquoi les dossiers « prioritaires » sont, selon moi :

- 1 : L’organisation et la structuration des parcours de soins
- 2 : En ce qui concerne les relations conventionnelles avec les professions de santé

  • Le premier, la maîtrise des dépassements d’honoraires médicaux. L’objectif est en effet d’endiguer la pratique des honoraires excessifs, il est aussi et même surtout de conforter l’offre de soins aux tarifs opposables.
  • Le second, la répartition des professionnels de santé sur le territoire. D’une façon générale, le conventionnement des professionnels doit être mieux proportionné aux besoins.

- 3 : Sur la qualité du service rendu aux assurés et notamment les plus fragiles, une attention toute particulière doit être apportée aux situations de rupture dans l’ouverture des droits et les changements de régime, qui sont à l’origine de renoncement aux soins pour des raisons financières.

Il en va de même pour le traitement des indemnités journalières, pour lequel des progrès restent à faire en termes de délai notamment.

Comment faire ?

Plusieurs ressorts complémentaires doivent être mobilisés : la simplification du droit applicable aussi souvent que possible, le réexamen des procédures de traitement en vue de leur allègement et le renforcement des compétences des agents au sein d’une organisation du travail à repenser.

C’est nécessairement réfléchir à la meilleure organisation du système de soins. Une meilleure répartition des tâches entre la médecine de ville, les soins de proximité et le recours à l’hôpital ou aux structures médico-sociales. Il faut donc agir pour davantage d’efficience dans l’organisation du parcours des patients, en valorisant les meilleures pratiques soignantes.

William Gardey, ancien Président du conseil de la CPAM Paris, est désormais Président du conseil de la CNAM. Y a t-il un lien particulier entre les 2 caisses ?

La CPAM Paris est classée caisse exceptionnelle de par la couverture en nombre d’assurés bénéficiaires, et du montant des prestations remboursées.
En quelques chiffres, sur les 188 milliards d’euros de dépenses nationales, la région Île de France concentre 32 milliards d’euros de ces dépenses. La caisse de Paris plus de 10 milliards.

Il est évident que les décisions politiques prises au niveau national ont un effet immédiat sur la CPAM75 qui constitue un échelon pertinent pour évaluer la portée de celles-ci.

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